Les dessous des systèmes informatiques dits "de confiance" #3/4

Ou comment partager mes craintes vis-à-vis d’Apple/Mac os en prenant comme exemple son plus vieil adversaire, Microsoft
Première publication : .
Mise en ligne: 25 juillet 2003.
Modifié le : 25 juillet 2003.
Par emynonA
Les dessous des systèmes informatiques dits "de confiance" #3/4, Microsoft, , Linux, , Logiciel libre

Face à cette démonstration des capacités d’endoctrinement + ou - consensuelles de M$, qu’elle ne fût pas ma grande surprise de voir que notre système administratif quasi Brazilien ait "LE" déclique de passer sur du libre !

 : : On avance ! : :

Le Ministère de la culture, de la défense et de l’éducation nationale, direction générale des impôts, casier judiciaire : on ne compte plus les institutions qui optent pour le libre. D’ici à cinq ans, le ministère de la culture envisage ainsi d’être 100 % "libre". Si le logiciel libre a le vent en poupe dans l’administration, il séduit aussi les entreprises. Les systèmes d’exploitation libres commencent à envahir le marché européen. Le système qui a fait "décoller" les logiciels libres s’appelle Linux. Selon IDC, le nombre de serveurs Linux a augmenté de 212% en 98, passant de 236 000 à 748 000. le nombre d’utilisateurs est passé de 12 à 15 millions. Linux représente aujourd’hui 17% des parts de marché des systèmes d’exploitation sur le plan mondial. Sur le marché européen, Linux est le 2ème serveur web avec 26% de parts de marché, derrière Unix (32%) et devant NT (23,4%).
Mais qu’est ce qui se cache derrière le "libre" ? Libre veut-il dire gratuit ? Et Linux dans tout cela ? Voici quelques éléments de réponses sur ces systèmes d’exploitation qui pourraient bien détrôner le sacro-saint monopole de Microsoft.

1. Définition

D’après les statuts de l’Association Française des Utilisateurs de Linux et des logiciels libres (www.aful.org), sont considérés comme libres les logiciels disponibles sous forme de code source, librement redistribuables et modifiables, selon des termes proches des licences "GPL" (General Public Licence), "Berkeley" ou "artistique" et plus généralement des recommandations du groupe " Open Source".
Pour la (Free Software Foundation, un logiciel libre répond à quatre critères :

1. la liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages ;
2. la liberté pour chacun d’étudier comment le programme fonctionne, et de l’adapter à ses propres besoins ;
3. la liberté de le copier et de le diffuser auprès d’amis ou de collègues, ce qui est strictement interdit avec des logiciels classiques du commerce ;
4. la liberté d’améliorer soi-même le logiciel et de le publier pour en faire profiter la communauté.

2. Un logiciel libre est-il gratuit ?

Un logiciel libre n’est pas forcément gratuit. L’ambiguïté provient de l’expression d’origine, free software, puisqu’en américain free signifie aussi bien libre que gratuit. Dans la pratique, nombre de logiciels libres se trouvent gratuitement sur certains sites web. Des versions payantes, mais souvent très bon marché, sont commercialisées par des entreprises sous forme de CD-ROM, avec notice complète, et contrat d’assistance à l’installation ou de maintenance. Concernant les distributions Linux, on peut citer par exemple les sociétés RedHat, SuSE et Mandrake.

3. Qu’est-ce qui différencie un logiciel commercial d’un logiciel libre ?

L’immense majorité des logiciels vendus dans le commerce par les éditeurs, comme Microsoft, sont distribués en version "exécutable", alors que les logiciels libres sont fournis avec leur "code source". Source, exécutable ? Un petit détour par une analogie musicale permet d’éclairer ces termes. On peut considérer le code source d’un logiciel comme la partition de celui-ci, et le code exécutable comme sa version enregistrée. Une partition peut être jouée sur un piano, une flûte ou par l’orchestre philharmonique de Berlin. Mais si la même partition est pressée sur un disque après un concert de harpe, l’acheteur ne peut rien modifier, et ne pourra pas jouer le morceau à la guimbarde ou moduler l’interprétation.


Le passage de l’une à l’autre version s’opère grâce à une "compilation", qui traduit le code source (des lignes écrites en usant de langages de programmation maîtrisés par les informaticiens) en code exécutable (uniquement compréhensible par l’ordinateur). Avant d’être vendue dans le commerce, une version d’un logiciel en code source est construite patiemment par les programmeurs d’une entreprise. Les logiciels libres sont aussi livrés sous cette forme, tandis que la majorité des éditeurs de logiciels non libres vendent le seul code "exécutable", le reste étant considéré comme secret industriel.

>> lu sur www.gnu.org <<

"De qui votre ordinateur devrait-il recevoir ses ordres" ?
La plupart des personnes pensent que leurs ordinateurs devraient leur obéir, et ne pas obéir à quelqu’un d’autre. Avec un plan qu’elles appellent "Trusted Computing" ("L’informatique de confiance"), de grandes sociétés de médias (y compris du cinéma et de l’industrie du disque), ainsi que des sociétés d’informatique telles que Microsoft et Intel, projettent de faire en sorte que votre ordinateur leur obéisse au lieu de vous obéir. Les programmes propriétaires ont déjà inclus des dispositifs malveillants auparavant, mais ce plan rendrait cette pratique universelle.

Par définition, vous ne contrôlez pas ce que fait un logiciel propriétaire ; vous ne pouvez ni étudier son code source ni le modifier. Il n’est pas étonnant que les hommes d’affaires intelligents trouvent des moyens pour exercer un contrôle sur vos actions et ainsi en tirer avantage à vos dépends. Microsoft l’a déjà fait plusieurs fois : une version de Windows a été conçue pour renseigner Microsoft sur tous les logiciels installés sur votre disque dur ; une mise à jour de "sécurité" récente du lecteur de multimédias de Windows (Windows Media Player) a imposé l’accord des utilisateurs sur de nouvelles restrictions. Mais Microsoft n’est pas seul dans ce cas : le logiciel de partage de musique "KaZaa" est conçu de sorte que les associés de la compagnie KaZaa puisse louer l’utilisation de votre ordinateur à leurs clients. Ces dispositifs malveillants sont souvent secrets, mais même une fois que vous en avez connaissance, il est difficile de les enlever, puisque vous ne disposez pas du code source de l’application.

Dans le passé, il s’agissait d’incidents isolés. "L’informatique de confiance" les rendrait dominants. "L’informatique déloyale" ("Treacherous Computing") est un nom plus approprié, parce que le projet est conçu pour s’assurer que votre ordinateur vous désobéira systématiquement. En fait, il est conçu pour que votre ordinateur s’arrête de fonctionner comme ordinateur polyvalent. Chaque opération pourra exiger une permission explicite.

L’idée technique fondamentale de "l’informatique déloyale" est que l’ordinateur inclut un dispositif numérique de chiffrage et de signature, et les clefs sont maintenues secrètes (la version Microsoft de ce système s’appelle "Palladium"). Les logiciels propriétaires utiliseront ce dispositif afin de contrôler le lancement de tel ou tel programme, à quels documents ou données vous pourrez accéder, et avec quels programmes vous pourrez lire ou modifier ces documents ou données. Ces logiciels téléchargeront régulièrement de nouvelles règles d’autorisation par Internet, et vous les imposeront. Si vous ne laissez pas votre ordinateur récupérer périodiquement ces nouvelles règles depuis Internet, certaines options cesseront de fonctionner."

>> lire la suite : http://www.gnu.org/philosophy/can-you-trust.fr.html <<


 : : Les systèmes d’exploitations libres : :

Linux et les systèmes dérivés de BSD (Berkeley Software Distribution, de l’Université de Berkeley ), FreeBSD, OpenBSD et NetBSD sont des systèmes d’exploitations libres de types UNIX. Notez que la plupart des implantations commerciales d’UNIX, par exemple SOLARIS de SUN, contiennent du code d’origine BSD, sans oublier notre cher système Mac OS X.

1. Les applications

On trouve pour Linux et plus généralement pour les différentes variantes d’UNIX un grand nombre d’applications libres.

Les plus connues sont :

-  des navigateurs Web comme Netscape Navigator, Mozilla ... etc.
-  Courrier électronique, discussions (news et IRC), logiciels de travail en groupes, serveurs de fax.
-  GIMP, logiciel de retouche d’images et de création graphique comparable à Photoshop et d’autres logiciels de création graphique 2D et 3D.
-  (La)TeX, traitement de texte utilisé dans les milieux scientifiques.
-  Des éditeurs de texte évolués comme emacs.
-  Des logiciels pour graver des CD-ROM.
-  Wine, émulateur Windows qui permet d’utiliser des applications Microsoft.
-  Des suites bureautiques gratuites cités plus haut comme StarOffice, Koffice, OpenOffice.org ...

2. Les logiciels "serveur"

Ces logiciels fournissent des services particuliers ou complémentaires :

Apache : serveur Web
Sendmail : serveur de courriers électroniques
BIND : serveur de noms de domaines et d’ordinateurs
INN : serveur de news (sorte de bases de nouvelles que chaque utilisateur peut télécharger sur son poste)
WuFTPD : serveur FTP (File Transfert Protocol), pour le transfert simplifié de fichiers
ZOPE (the Z Object Programming Environment) : serveur d’applications Web, utilisant des technologies comme XML, Python, base de données objet. Il permet notamment de créer des sites web dynamiques et s’appuie sur une interface de configuration et d’administration accessible via un navigateur internet.
SAMBA : concernant le partage de fichier.

3. Les outils de développement de logiciels

Pratiquement tous les langages de programmation actuels possèdent des implémentations (interpréteurs ou compilateurs) libres.

Citons quelques exemples :
C, C++, Fortran, ADA, Pascal, SmallTalk, Objective-C, Lisp, Forth, Prolog, Perl, Python, PHP, Tcl/Tk, Java, PostScript, Basic...

Parmi ces implémentations, celles liées au projet GNU sont reconnues dans les milieux de la recherche et l’industrie comme de qualité comparable aux meilleurs outils du commerce.

à suivre...

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Auteur : emynonA
Bio : "Somewhere over the rainbow, blue bird’s fly..."
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