Sony a annoncé en décembre 2003 sa décision de sous-traiter la production de ses graveurs DVD multiformats simple couche. Les graveurs DVD-R/W et DVD+R/W de la firme nippone ne seront plus équipés de mécaniques conçues par elle, mais fabriquées par d’autres entreprises spécialisées dans le cassage des prix. Quelques jours plus tard, Sony a officieusement fait savoir, par sa filiale allemande, qu’un graveur DVD multicouche, permettant de graver des disques contenant 8,5go (voire 9,4go ?), serait commercialisé en avril 2004.
Sony a donc fait un calcul simple : depuis un an, le prix des graveurs DVD a baissé si rapidement que les marges réalisées sur la vente des produits ont diminué. Les baisses de prix de vente ont vraisemblablement été plus rapides que la baisse des coûts de fabrication, en raison d’une concurrence fortement accrue. Sony était en effet entré après Pionneer sur le marché des graveurs DVD, avec le premier graveur multiformats (voir plus bas), mais les deux pionniers ont rapidement été rejoints par Nec, Liteon ou Asus.
Le prix de vente moyen d’un graveur de DVD est de 150 euros. C’est à ce niveau de prix que le marché des graveurs de CD s’est véritablement ouvert au grand public. La même dynamique se met en place pour ce qui est des DVD.
Dès lors, Sony souhaite reconstituer ses marges bénéficiaires par une double mesure :
la sous-traitance des produits peu innovants,
pour se concentrer sur les produits innovants.
Cette décision témoigne du développement de nouveaux produits pour les professionnels, c’est-à-dire d’une segmentation nouvelle du marché.
La guerre des formats : DVD-R contre DVD+R et DVD-RW contre DVD+RW
Outre cette segmentation de l’offre, une dynamique essentielle du marché tient à l’affrontement entre deux standards.
Pionneer, constructeur historique, est le représentant le plus actif du consortium DVD-R/W. A l’inverse, Sony, Thomson et Yamaha défendent le standard DVD+R/W. Si le DVD-R/W est dans l’ensemble le moins cher à l’usage (en raison du prix des médias), le DVD+R/W supporte dans l’ensemble des vitesses supérieures de gravure, c’est-à-dire de meilleures performances.
Une convergence est en cours, non pas des standards, mais des matériels : les graveurs multiformats permettent à l’utilisateur de s’affranchir d’un choix difficile au moment de l’achat, et de choisir le media offrant le meilleur rapport qualité/performance-prix à l’usage.
En l’état actuel, aucun des deux standards ne domine véritablement le marché dans son ensemble. Toutefois, sur les supports enregistrables une seule fois, le DVD-R, en raison de son prix et de sa large compatibilité avec les platines DVD de salon, domine les ventes ; le DVD+RW est préféré pour les disques réenregistrables.
Il est intéressant de noter que le premier standard, cher et peu compatible, DVD-RAM semble faire un retour discret sur le marché, avec l’annonce de graveurs compatibles DVD-R/W, DVD+R/W et DVD-RAM.
Pourquoi un graveur DVD ?
Le graveur DVD (+R/W ou -R/W) a une double utilité.
Pour les aficionados du montage vidéo, il permet de graver des DVD vidéos compatibles avec les platines de salon. L’intérêt est évident tant pour ce qui est de visionner ses films que pour l’archivage.
Ensuite, les DVD proposant, pour le moment, une capacité de stockage de 4,7go (appelée à doubler avec de nouveaux équipements), ils sont très appréciés pour l’archivage de données, en particulier photos et vidéos.
Un graveur 4x s’acquitte de son travail en une quinzaine de minutes (pour 4,7 go). Si cela peut sembler long à certain, c’est en réalité comparable à un graveur de CD qui grave 700mo en 2 minutes... Mais le temps de changer et de vérifier les disques, les graveurs DVD sont bien les plus rapides.
Le DVD-/+ a pourtant des défauts. Tout d’abord, le prix au méga-octet demeure très légèrement supérieur au CD-R. Mais les graveurs DVD sont généralement capables de graver des CD. Mais, et c’est leur second défaut, la vitesse en gravure de CD n’est pas grisante : entre 16 et 24x en moyenne, soient 3 à 5 minutes pour graver un CD.
Comment choisir ?
Pour les utilisateurs Apple dont les machines ne sont pas équipées de Superdrive, le choix du matériel s’est simplifié.
Les graveurs DVD externes (connectés à un portable ou à un iMac/eMac) ont longtemps été limités à l’archivage de données. La création de DVD vidéos compatibles avec les platines de salon est impossible avec iDVD. Désormais, en faisant l’acquisition d’un logiciel supplémentaire, ou d’un graveur Formac avec lequel un logiciel spécifique est founi, la création de DVD vidéo est possible. Toast 6 offre d’ailleurs des fonctionnalités intéressantes de ce point de vue, puisqu’il permet de graver des DVD vidéos.
La situation est nettement plus favorable pour ceux qui décideront d’installer le graveur en interne. L’idéal est alors de choisir un modèle qu’Apple utilise dans ses machines : c’est-à-dire un Pionneer ou un Sony. Dès lors, la compatibilité avec iDVD est acquise, ce qui facilite grandement la création de DVD vidéo.
Il est, enfin, regrettable qu’Apple ne supporte pas vraiment les DVD+R/W.
P.S.
iBen > achète un Pionneer A-06 !!!
Pour aider ceux qui veulent investir, les formats -/+ sont très comparable, mais ont été développé dans des optique différentes :
les ’-’ sont plus orientés informatique, bien que les DVD video soient a ce format
les ’+’ sont plus adaptés au matériel hifi video, leur utilisation est plus intuitive sur des lecteurs de salon enregistrable. Ces support sont utilisés comme une cassette video. Lors de la fin d’un enregistrement le support est disponible tout de suite.
Perso, j’ai opté pour un Pionner 106, (le A06 étant la version boite).
Un autre remarque sur les capacités ; on parle souvent de 4,7Go, mais se sont les giga puissance de 10. En fait sur un support on a 4,3Go reellement disponible...
Bonjour, je suis dans le même cas que toi et mon prénom est maxime. Y à t’il une possibilité de le faire graver à 4813mo
Maxime