On nous fait prendre des vessies pour des lanternes !!!
L’industrie du disque accuse depuis quelques années les internautes de nuire à leur commerce à force de télécharger de manière illégale (les bandits !), de la musique sous forme de MP3, de la vidéo et autres fichiers protégés par le droit d’auteur sur Internet.
Un vieil adage nous enseigne que c’est l’intention qui compte, n’est-ce pas ? Quelle intention se cache derrière la démarche de ceux que l’on regroupe sous l’appellation de majors ? Sont-ils intéressés par la découverte et la promotion de créatifs talentueux, d’authentiques artistes émérites, ou par les parts du gâteau qu’ils se partagent et que l’on appel marché ?
Doit-on appeler musique, un produit confectionné de toute pièce par des gens (talentueux et extrèmement efficaces dans leur genre) avides de richesses ; non pas de celles immatérielles, du pur esprit créatif, mais bien celles du dieu euro, insipides et vides ! Ces marchandises commerciales resteraient là, à prendre la poussière sur les étales des marchands de nourriture spirituelle, si elles n’étaient relayées par des médias à la solde de leur majors, braves fantassins de la désinformation, qui font en sorte de ne rendre visible qu’elles, aux yeux d’un grand public d’adolescent de tous âges abreuvé de messages, et qui, croulant sous la masse, accepte tout en bloc, tant il est ardu de faire le tri.
Leur intention n’est-elle pas de s’enrichir aux dépends de la musique elle même ? Sous de spécieux prétextes de mécénat, de belle phrases et de slogans (1) qui nous incitent à penser que ces gens là mesdames et messieurs, ils sont bien bons, et aident bien nos jeunes et vieux artistes, sortant les uns de l’anonymat, les autres de leur placard ; ces sympathiques idéalistes seuls dans leur coin, perdus, isolés tel des parias dans un monde tout tendu vers un but productif et non créatif. Ces gens là, ne propulsent-ils pas de pauvres personnes avides, elles, de reconnaissance et d’amour, dans l’illusion de la célébrité, dans l’égarement d’une réussite organisée ?
La musique doit-elle être considérée comme un art ou comme un pur produit commercial aux extraits de musique, tels les jus d’oranges en flacons, "soleil du jour" et autres joyeuseries chimiques enrichies aux vitamines de toutes sortes, que l’on nous fait passer pour de la santé concentrée, et que les gentils industriels, soucieux de notre bien être, s’empressent de nous abreuver, utilisant au passage les mêmes canaux médiatiques.
Il en est bien évidement de même pour la vidéo, le cinéma, ou les productions n’ont jamais été aussi nombreuses, mais ou la qualité, pour ce qui nous est montré en masse, se rapproche plus du produit discount, que du bel ouvrage artisanal, avec un sens, comme dans l’temps là (2) ; de la profondeur et du goût, du piquant, du sucré, du salé, des couleurs et pas que du gris, du relief, des différences en somme... Richesses d’une diversité en voie de disparition, dans notre société de consommation (3).
Si les ventes de leurs produits chimiques pour l’esprit chutent, ne peut-on point y voir là un ras le bol d’une marrée de mécontents, qui, navigant de point en point sur le réseau en quête d’une nourriture avec du goût, de quelques saveurs exquises pour faire vibrer à nouveau les papilles de leur cerveau, flétries par des années de lobotomie publicitaire, cherchent quelques subsides de créativité dans des productions de labels indépendants qui eux ne bénéficient pas de la même exposition, donc sont plus difficiles à débusquer !?
D’autant que comme le font remarquer certaines études (4), la plupart des téléchargeurs fous, une fois leur méfait accompli, s’empressent d’acheter lorsqu’ils sont conquis !
"Mais non ! Foutaises, âneries, ramassis de conneries, ce sont les internautes les méchants, ces vils sacripants sans vergogne qui pillent ces pauvres artistes qui ont eu tant de mal à produire leurs chefs d’oeuvres ! Et que nous majors, nous sauvons d’une fin misérable, d’une déchéance programmée !"
Puisque dans le sacro-saint rapport qualité prix, cher à la société de consommation, le facteur du prix ne peut changer (c’est bien toujours celui le plus bas le plus compétitif), agissez messieurs les directeurs artistiques des grandes maisons, sur la qualité, afin de rendre à notre nourriture spirituelle un peu de saveur, et aux clients de l’appétit.
Voyez par là de titres et d’accroches ;) Merci jean-pierre :p Sauf bien entendu si vous êtes fashioneeeu, ou là, votre différence vous la cultivez, comme une extension nombrilienne, un sauf-conduit vers l’unicité du créatif. Je ne m’étendrai pas ici sur les juteuses niches de la consommation des différences Merci XD pour l’info ;)
Oui et en plus, si vous avez remarqué, la plupart des grosses firmes qui détiennent les droit d’auteur des artistes, on fusionnées avec les opérateurs de téléphonie, fournisseurs d’accés Internet, à l’image de Vivendi/Universal, et de bien d’autres...
Donc ce sont les mêmes personnes qui gagnent de l’argent sur tous les tableaux :
On nous fait prendre des vessies pour des lanternes ! ! !
Voir cette ancienne brève :
http://www.xrings.net/xrings/breve....
@+ :)
Tout d’abord bravo Gunj ! (Si ça c’est pas du coup de gueule ! :¬D )
Certaines radio telles que Radio404 (qui est une asso) font de la promotion d’auteurs en diffusant les morceaux (mp3) directement sur leur site et en ne récoltant que le mérite d’avoir mis en valeur de vrai talents.
le flux en streaming pour les petites connexions : radio404 : 24 kbps
le même flux pour les plus grosse connexions (meilleur son) : radio404 : 128 kbps
Et surtout, promenez-vous dans la section "mp3" !
ps : en passant j’en profite pour saluer Pilami (Marsu pour les intimes ;) )
Hum ca fais plaisir de lire un article comme ca :)
Niveau guerre des prix, ca resemble au téléphone portable.... on se met d’accord pour le SMS a 10cents d’euro alors que ca ne coute rien...